Le principe holographique

La théorie selon laquelle l’Univers est un hologramme a été proposée au début des années 1990 par deux scientifiques renommés, le prix Nobel de physique Gerard ‘t Hooft et le cofondateur de la célèbre théorie des cordes, Leonard Susskind.  Ils ont affirmé, sur la base de leurs calculs, que ce que nous observons dans l’espace en trois dimensions serait une projection holographique. Dans cette perspective, l’univers géométrique structuré serait la projection d’une réalité se trouvant sur une surface éloignée en deux dimensions (Brian Greene, The Fabric of the Cosmos, Vintage Books, 2004, chapitre 16).

D’autres chercheurs ont reconnu la valeur de cette théorie et entrepris des recherches pour la corroborer scientifiquement. Puisque le principe holographique est basé sur le postulat de la mécanique quantique voulant que la texture de l’Univers soit composée de minuscules oscillations de particules, semblables à des pixels sur un écran, un appareil, l’holometer, a été construit pour détecter ces oscillations dans l’étoffe de  l’espace-temps. La recherche, financée par le Département de l’Énergie des États-Unis, est présentement en cours au Fermilab afin de détecter le «bruit holographique» qui confirmerait l’existence de telles oscillations de particules. Par ailleurs, un article paru le 27 janvier 2017 dans Physical Review Letters contient les résultats d’autres observations tendant à confirmer le principe holographique.